A Perfect Day

Publié le par DiaKr


Réalisé par Joana Hadjithomas, Khalil Joreige Avec Ziad Saad, Julia Kassar, Alexandra Kahwagi

J’avais lu sur une gazette de cinéma que le film était en fait une vaste fresque dépeignant Beyrouth.

   Curieux de découvrir la capitale d’un pays que je ne connaissais pas du tout, je me dirigeais vers la salle, prêt à découvrir la vie d’une ville en mouvement, ses contrastes et ses paradoxes, ses habitants, ses couleurs.

   Et bien ce film m’a beaucoup surpris. Tout d’abord parce qu’il ne correspond pas du tout à la critique susdite. Ce film est presque complètement centré sur le personnage principal, un jeune ingénieur libanais. Ne prononçant que quelques mots dans le film, il subit devant nos yeux un certain nombre de problèmes, de contrariétés, de frustrations, qui ont inspiré le nom du film. Il est vrai qu’on découvre cependant quelque peu la ville de Beyrouth, mais cela est uniquement dû à un certain exotisme, un cadre dont on n’a pas l’habitude et qui donc nous attire.

   L’identification avec le personnage est totale. A un point tel que toutes ces frustrations, tous ces obstacles de la journée – car le film est l’histoire d’une seule journée - de notre héros, nous les ressentons avec une force extraordinaire. Nous voilà plongés dans la vie d’un jeune libanais et de ses problèmes, souvent dus à des phénomènes de société, au renouveau contrasté de la vie dans la capitale quelques années après  la guerre civile. Le travail, la santé, la famille, l’amour, tout y passe, ou plutôt tout nous passe dessus.

   Avec une ironie rappelant parfois un humour kitanesque, les réalisateurs abattent sur la tête de Malek l’épée de la fatalité, quelque peu sévère sur la population libanaise.

   Et l’on se sent perdu, comme Malek, pleurant ceux qu’il a perdus, implorant celle qu’il aime, errant dans l’ivresse bruyante de la nuit dans la capitale. Un final osé et audacieux mais néanmoins éblouissant et frisant le génie me conforte dans mon impression : un film exceptionnel.

   Mais l’émotionnel a bel bien des bases techniques. Avec ses plans instables, ses longs silences, cette esthétique en apparence saisie par hasard au coin d’une rue, le film montre Malek qui avance, qui marche à travers tous les visages que peut montrer la Beyrouth d’aujourd’hui. Le jeu de l’acteur principal est froid mais juste : on retrouve là aussi un style voisin de Kitano. Sans compter une gestion équivalente de la musique : rare mais puissante, ennivrante, marquante et solennelle.

   Bref, un très bon film asiatique (si, si le Liban est en Asie) qui, chose rare malgré tout, touche vraiment personnellement le spectateur dans son intimité. Tant divertissant par son exotisme qu’instructif sur la vie libanaise, ce film sait également se montrer profond et esthétique. Je vous le conseille donc vivement.

Publié dans Critique

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Mathilde 24/04/2006 03:14

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Clm's 22/03/2006 15:10

Quel con je fais, j'ai oublié le lien!
http://cinema-education.fluctuat.net/blog/index-1.html

Clm's 22/03/2006 15:10

Rien à voir ac ton article, ms va voir sur ce lien, il semble pas mal dans ce genre là. Sinon, j'avance un peu le scénar en ce moment (entre 2 manifs!) dc mes réactions ne vont plus tarder