3 extrêmes

Publié le par DiaKr


>Nouvelle Cuisine

De Fruit Chan avec Miriam Yeung Chin-Wah, Bai Ling, Tony Leung Ka-Fai

 

   Tsing est prête à tout pour retrouver grâce aux yeux de son mari. Accusant la crise de la quarantaine, cette ancienne star n'hésite pas à goûter aux réputés raviolis de Tante Mei. Elle préfère ne pas connaître les ingrédients de ce plat aux vertus rajeunissantes.

   Plutôt bien filmé et allant droit au but, l?histoire nous met quelque peu mal à l'aise. Fruit Chan montre comme d'habitude une manière de filmer très fraîche et agréable, à la différence près que le thème donné par la trilogie paraît à première vue peu adapté à ce réalisateur.  Il arrive pourtant à faire ressortir la poésie quotidienne dont il a l'habitude de traiter dans un film au scénario glauque. Belle performance donc de Fruit Chan, d'autant plus que le film est réussi. Refusant la sophistication sans négliger l'esthétique, le cinéaste passe l'exercice proposé sans excellence (ce n'est pas du tout son domaine de prédilection), mais au moins avec une réussite notable.

 

 

>Cut

De Park Chan-Wook avec Lee Byeong-Heon, LIM Won-Hee

   Ruy Ji-Ho est un jeune réalisateur à succès. Il rentre chez lui, dans une vaste villa à la décoration fastueuse après une journée de travail. Un inconnu fait disjoncter toute l'électricité. Le cauchemar commence.

   L'esthétique est très soignée. Tant le son, la musique, que la photographie sont soignées. La mise en scène théâtrale est également parfaitement adaptée au format imposé du court métrage. Par contre, là où un fan de Park Chan-Wook comme moi est forcément déçu, c'est plutôt au niveau du scénario. La vengeance tourne à vide. Les retournements sont beaucoup moins violents que dans ses films précédents. Le scénario ne se développe et n'évolue pas comme dans Oldboy ou Symptahy for Mr Vengeance. L'humour noir est moins efficace, bien que plus subtil et franchement bien drôle quand on est habitué. Et puis, il faut bien avouer, on en prend quand même plein les yeux. Les battements de métronome et de hache, les fils d'araignée et le carrelage en damier, les larmes noires, la musique douce ponctuée de notes martelées au piano, tout ça est bien efficace, et franchement joli. Il ne manque à ce court métrage que la haine mystérieuse tapie dans le fond des yeux des personnages, et qui donnerait de la profondeur à un film qui dans la forme est très bien réalisé. Ma dernière petite critique serait sur le personnage de Ruy Ji-Ho qui, soit manque de profondeur, soit est mal interprété par Lee Byeong-Heon. Un bon film.

 

 

>Box

De Takashi Miike, avec Akaboshi Mitsuru, Watabe Atsuro

 

  Kyoko est une jeune femme qui écrit des romans mystérieux et poignants à en croire leurs succès. Un mystère qui couvre également son passé trouble.

   Le thème est intéréssant, la photographie est très jolie, la mise en scène hors du temps, glaciale et poignante à chaque instant. Les acteurs jouent bien. Le scénario est mystérieux à souhait,  ce qui accentue l'horreur d'un fratricide involontaire. Les sensations récurrents d'étouffement accélèrent le film. A ce sujet le rythme est très bien géré. Accélération et décélération s'enchaînent. Une fin tout aussi mystérieuse que le passé de la romancière. Vraiment un très bon film de Takashi Miike (encore un !).



> Quelques liens : 

  • Critique Cinéasie :
  • Cinemasie :
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