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Publié le par DiaKr

 

Johnnie To
2004

Hong-Kong
un film de Johny To avec Kelly Chen et Richie Ren



Johnnie TOcard !

 

   Je commence cette nouvelle saison de critique par un jeu de mot assez minable. Pour un film complètement minable.

   Ce film avait tout pour lui : sélectionné pour Cannes 2004, signé par Johnie To, avec une distribution plutôt sympa à première vue, un synopsis très intéressant, même l’affiche est attirante.

 

   Mais le film est nul.

 

   La première scène a une mise en scène très soignée, un décor impeccable. On se dit : on va passer un bon film. Tout n’est pas parfait dans cette scène, mais enfin un style se dégage.

   C’est là que ça se gâte. L’emprise milkyway reprend le dessus. Une jeune femme officier brillante, intelligente, belle, fait une remarque profonde de sens : « Les médias sont une arme ». Révélation. Et là, musique à l’eau de rose, sourire du général, rassemblement des troupes, musique rythmée, tout le monde encercle l’immeuble.

   Je n’ose pas décrire la qualité artistique de la musique. Je pourrais devenir méchant.

   La fameuse « guerre médiatique » aurait pu laisser présager des développements multiples et complexes, il n’en est rien, il n’en ressort aucune profondeur pendant tout le reste du film.

   Un tout petit clin d’œil scénaristique lors des dernières images essaye de clôturer tant bien que mal la pellicule.

 

  •     Mais qu’est-ce qui n’a pas marché ?

 

   Comme souvent dans les films de la milkyway, c’est la forme. Essayant de s’approprier le style hollywoodien, Johnie To n’en a tiré que le mauvais côté : plans très courts, photographie hâtive, musique répétitive, sur-rythmée et récurrente.

   Bref le film n’a aucune profondeur, aucune amplitude.

   Il suffit de comparer les combats dans les couloirs et escaliers avec ceux de Time And Tide de Tsui Hark pour se rendre compte du fossé : Johnie To n’a aucun style si ce n’est le style stéréotypé du mauvais film d’action hollywoodien.

   En plus l’actrice principale Kelly Chen est pitoyable.

 

 

   Ce film marque la perte d’identité cinématographique de certains studios asiatiques, notamment de Hong Kong.

 

   Quand j’entends et que je lis que ce film est une perle de Hong Kong, ce serait plutôt une coquille. Si le festival de Cannes compte sur ce genre d’œuvre pour faire découvrir au grand public le cinéma asiatique, c’est qu’il se trompe franchement sur sa qualité générale, ou bien qu’il aime véhiculer cette fausse image d’un cinéma florissant, regorgeant de talents inégalables et teinté des mile couleurs des cultures asiatiques.


> Quelques liens : 

Fiche Cinémasie :

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Critique Cinéasie :

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